En Méditerranée, les plastiques représentent l’essentiel des déchets marins — de 80 à 90 % de ce que l’on retrouve sur les plages, dans l’eau ou sur les fonds marins. Une grande partie provient d’objets à usage unique : sacs, bouteilles, gobelets, contenants, pailles.
Une fois en mer, ils ne disparaissent pas. Ils persistent, se fragmentent, et affectent progressivement les écosystèmes, les activités de pêche et les ressources alimentaires, déjà fragilisés par le changement climatique.
La Méditerranée est aujourd’hui l’une des régions les plus touchées par la pollution plastique, avec des niveaux de microplastiques comparables à ceux des grandes zones d’accumulation océanique.
À cela s’ajoute un autre enjeu, moins visible : le plastique est issu des énergies fossiles. De sa production à sa fin de vie, il contribue aux émissions de gaz à effet de serre — environ 5 % à l’échelle mondiale.
Un geste isolé ne change pas tout. Mais répétés à grande échelle, ces petits refus du quotidien réduisent à la fois les déchets et les émissions — et contribuent à préserver une mer qui fait vivre la région depuis des millénaires.