GUIDE PRATIQUEPlastique et déchets

Réduire les plastiques à usage unique, simplement

Car certains plastiques ne sont utilisés que quelques minutes — et restent avec nous pendant des années.

Une femme fait ses courses avec un sac en tissu réutilisable et choisit des produits en vrac

Commençons par une précision importante : il ne s’agit pas d’éliminer tous les plastiques. Les objets en plastique que l’on réutilise — seaux, boîtes, jerricans — remplissent leur rôle convenablement. En Méditerranée, leur réutilisation fait partie des habitudes depuis longtemps.

Ce guide s’intéresse aux plastiques à usage unique — ceux qu’on utilise une fois, puis qu’on oublie. Partout autour de la Méditerranée, on retrouve les mêmes :

  • sacs
  • bouteilles d’eau
  • gobelets à emporter
  • pailles
  • contenants alimentaires jetables
01

Étape 1

Les repérer dans le quotidien

Pas besoin de chercher loin. En une journée, ils apparaissent sans qu’on y pense :

Un sac est automatiquement remis à la caisse. Une bouteille est achetée parce qu’il fait chaud. Une paille est plongée dans un verre sans qu’on l’ait demandée.

Ce n’est pas un choix délibéré — c’est devenu un réflexe.

La première étape, c’est simplement d’en prendre conscience.

02

Étape 2

Commencer petit

Inutile de tout changer d’un coup.

Choisissez un seul objet, et commencez par là.

Un sac que vous avez déjà. Une gourde remplie avant de sortir. Un mug réutilisable. Un contenant apporté de chez vous. Ou simplement refuser une paille.

Rien de compliqué. Juste des gestes que l’on peut facilement intégrer à la vie de tous les jours.

03

Étape 3

Dire non, au bon moment

La plupart de ces objets sont proposés automatiquement.

Quelques mots suffisent :

« Sans sac, merci. » « Sans paille, s’il vous plaît. » « Je n’ai pas besoin de bouteille, j’ai mon propre contenant. »

Le plus simple est de le dire avant que tout soit emballé.

04

Étape 4

Laisser l’habitude s’installer

Avec le temps, ces gestes deviennent naturels.

On sort avec son sac réutilisable comme on prend son téléphone.

Les commerçants s’y attendent.

Les repas sont emballés autrement, souvent de façon plus pratique — et parfois moins chers.

Ces habitudes se transmettent, sans effort, parce qu’elles fonctionnent.

Pourquoi cela compte pour le climat

En Méditerranée, les plastiques représentent l’essentiel des déchets marins — de 80 à 90 % de ce que l’on retrouve sur les plages, dans l’eau ou sur les fonds marins. Une grande partie provient d’objets à usage unique : sacs, bouteilles, gobelets, contenants, pailles. Une fois en mer, ils ne disparaissent pas. Ils persistent, se fragmentent, et affectent progressivement les écosystèmes, les activités de pêche et les ressources alimentaires, déjà fragilisés par le changement climatique. La Méditerranée est aujourd’hui l’une des régions les plus touchées par la pollution plastique, avec des niveaux de microplastiques comparables à ceux des grandes zones d’accumulation océanique. À cela s’ajoute un autre enjeu, moins visible : le plastique est issu des énergies fossiles. De sa production à sa fin de vie, il contribue aux émissions de gaz à effet de serre — environ 5 % à l’échelle mondiale. Un geste isolé ne change pas tout. Mais répétés à grande échelle, ces petits refus du quotidien réduisent à la fois les déchets et les émissions — et contribuent à préserver une mer qui fait vivre la région depuis des millénaires.

Restons connectés

Suivez Notre Climat – Notre Communauté sur les réseaux sociaux pour des histoires, des actualités, des conseils pratiques et de l’inspiration venus de toute la Méditerranée.